Un motard a tenté de se faire respecter davantage à l’aide d’une fausse moto de la police, sur les routes du Var.
Des gendarmes ont intercepté un motard dans le Var, au guidon d »une moto qui ressemblait terriblement à un véritable deux-roues de la police. Équipée d’un gyrophare bleu, de sirènes et de bandes réfléchissantes, cette imitation était presque parfaite. Selon Le Figaro, elle servait au conducteur à « se faire respecter » des automobilistes. Néanmoins, cela est illégal.
Une fausse moto de police plus vraie que nature
Cette affaire aurait pu semer une belle pagaille sur les routes du Var. Lors d’un contrôle routier de routine, les gendarmes ont arrêté une moto dont l’apparence correspondait en tout point à celle d’un véhicule des forces de l’ordre. Le deux-roues arborait des bandes bleues et blanches réfléchissantes, un gyrophare fonctionnel, des avertisseurs sonores réglementaires et même un support de plaque imitant le style officiel.
Rapidement, les militaires du peloton motorisé de Pierrefeu-du-Var ont compris qu’ils avaient affaire à un faux policier de la route. Interrogé, le conducteur est un homme d’une quarantaine d’années. Il a reconnu avoir monté cet équipement lui-même. Son objectif était seulement d’être mieux respecté dans la circulation. Notamment dans les ronds-points, où il affirmait que les automobilistes ne lui cédaient jamais la priorité.
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Certains sont doués pour créer des répliques de motos de la police.
Ce raisonnement est insolite, mais surtout illégal. Selon le Code pénal français, l’usage d’un signe distinctif réservé à l’autorité publique constitue une infraction passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Ainsi, la moto a été saisie sur place et placée sous scellés en vue d’une confiscation définitive.
Un comportement sévèrement puni par la loi
Désormais, le motard devra comparaître devant le tribunal correctionnel le 4 décembre 2025 pour « usage illégal de signes réservés à la police ». Dans leur communiqué, les gendarmes du Var ont rappelé qu’il ne s’agit pas d’un simple canular. En réalité, c’est une mise en danger réelle pour les usagers. En arborant un véhicule ressemblant à celui des forces de l’ordre, le conducteur pouvait créer la confusion et pousser d’autres automobilistes à réagir de manière imprévisible.
Au-delà du risque immédiat, ce type de comportement porte également atteinte à la crédibilité des vraies patrouilles. Dans un contexte où la sécurité routière repose aussi sur la confiance envers les autorités, de telles impostures fragilisent malheureusement la perception du public.
Pour finir, les gendarmes ont tenu à rappeler qu’il est strictement interdit de posséder ou d’utiliser des équipements rappelant ceux de la police ou de la gendarmerie. Que ce soit des gyrophares bleus, des uniformes, des autocollants ou des accessoires similaires, leur usage n’est pas autorisé. Même un simple usage décoratif peut être réprimé s’il prête à confusion.

